le vieux ksar au milieu de la palmeraie

 Beni-Abbes

 

 Dressée sur la rive gauche de la Saoura, Beni Abbés est une des plus attrayantes oasis de « la rue des palmiers ». Les maisons sont étagées sur le versant oriental d'une gara, la Ghar Arba, d'une grande pureté. Les dunes, ocre rouge, se détachent au-delà des murailles blanches du fort. L'oasis est par-semée de jardinets, de beaux éthels où les puits à balanciers ne cessent de tourner; les jardins sont arrosés par l'astucieux système des foggaras, riche de techniques et de sagesse ancestrales.

Comme Taghit, Beni Abbés fut un des lieux sahariens des civilisations paléolithique et néolitique. L'oasis actuelle remonte probablement au XIe siècle.

Sur le plateau, face à l'hôtel Rym, se trouve le Centre de Recherche Scientifique Sahararienne qui réunit diverses caté-gories de spécialistes du désert dans un Laboratoire des zones arides.

Au nord de la ville, en contre-bas de l'hôtel, se trouve le Musée Saharien qui dépend du Centre de recherche. Ce musée regroupe d'importantes collections Minéralogie et fossiles, objets préhistoriques, provenant surtout des gisements néolithiques de Heded Baba Hatda et Mahrouma, objets de l'artisanat saharien, galerie zootechnique...

Un petit zoo existe, où sont regrou-pées les espèces les plus représentatives du désert repti-bles, rongeurs, carnivores, insectes, oiseaux de proie...

Un peu plus loin, dans un creux du terrain, se trouve l'Ermi-tage que le Père de Foucauld érigea lui-même au début du siècle. Il y vécut pendant quatre ans, avant d'aller, en 1905, s'établir définitivement dans le Hoggar

                                                      

                                                      L'entrée et ... la sortie de Beni-Abbes